
Le 26 juin 2026, une femme a été tuée dans la ville de Berne.
Elle avait 20 ans et a été retrouvée tôt vendredi matin dans la Morillonstrasse à Berne. Ce n’est que maintenant que nous parlons d’elle, car il n’était pas sûr dès le départ qu’il s’agissait d’un féminicide. Maintenant que la vérité est établie, notre colère et notre tristesse n’en sont que plus grandes. Nous adressons nos sincères condoléances à toustex celleux qui l’ont connue et aimée.
Dans la grande majorité des cas, ce sont les médias qui nous apprennent qu’un féminicide a eu lieu. Ce travail est éprouvant, épuisant, mais absolument nécessaire. Nous ne connaissons pas encore le nom de notre sœur de 20 ans qui a été tuée, mais nous sommes heureusexs qu’elle ait désormais été identifiée.
Depuis le début de l’année 2026, nous avons déjà dû compter plus de 15 féminicides. Ils touchent toutes les tranches d’âge, toutes les classes sociales et tous les cantons. Seule constante : en Suisse, la majorité des décès violents sont des féminicides. Les auteurs sont des hommes.
Une fois de plus, nous sommes en deuil et notre colère est sans limite. Afin qu’aucunex victime de cette épidémie de féminicides ne soit oubliéex, n’hésitez pas à nous contacter si vous avez connu l’une de ces personnes. Ce ne sont pas des victimes anonymes, elles ont un nom. Elles avaient une histoire, des rêves, une vie derrière elles et devant elles.
Oui, nous pleurons une 15ème victime. Mais nous sommes aussi en colère. Les choses doivent changer et elles changeront. De plus en plus de personnes comprennent que le patriarcat doit être aboli pour que nous puissions enfin vivre en sécurité. Au nom de toutes les personnes décédées, nous continuons notre combat.
