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Communiqué Événement

Retour sur la manif contre les violences patriarcales à Bienne

Quelques impressions de la manifestation à travers des photos et les transcriptions des prises de paroles.

YJK-S – Union des femmes* kurdes de Suisse

Votre guerre – Notre sang

Nous saluons la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes* dans le contexte de conflits et de guerres alimentés par une vision du monde patriarcale. En Palestine, au Soudan, en Afghanistan, au Kurdistan et, malheureusement, dans bien d’autres endroits, des sociétés sont victimes de massacres, de déplacements forcés et de migrations.

Les espaces de vie sont détruits et la mémoire culturelle et sociale des femmes de toutes origines est délibérément effacée. En cette journée, nous nous souvenons avec respect et gratitude de toutes ces femmes* tombées dans la lutte pour la liberté et tuées par la violence de l’État patriarcal. La mentalité patriarcale combat impitoyablement la résistance des femmes par tous les moyens. Les gouvernements dominés par les hommes ont toujours eu peur des femmes rebelles et organisées. Car, par leur lutte, les femmes dénoncent de plus en plus ces politiques destructrices et intensifient la résistance. Cela devient de plus en plus évident aujourd’hui dans les mouvements de libération des femmes qui prennent de l’ampleur dans le monde entier. La plus grande force contre ce système misogyne aujourd’hui est le pouvoir organisé des femmes. Nous devons nous inspirer de la force et de l’héritage de la lutte des femmes – des sœurs Mirabal à Sakine Cansız et Rosa Luxemburg – et redéfinir les valeurs sociales et démocratiques en libérant notre propre pouvoir, en luttant par l’action et en nous libérant par la lutte.

Les violences sexistes sont présentes à une échelle effrayante. En Allemagne, plus de 250 femmes ont déjà été tuées cette année. En Suisse, ce nombre s’élève à 28. Selon les estimations, plus de 80 000 femmes sont tuées chaque année par des violences patriarcales, un bilan effroyable de féminicides mondialisés.

Le féminicide de Dilan K., assassinée par son mari à Ludwigshafen début novembre devant ses enfants, nous montre que nous devons persévérer sans relâche dans ce combat. De tels actes ne sont pas des incidents isolés, mais bien l’expression d’un système patriarcal profondément enraciné.

Depuis des millénaires, la position du sujet féminin est réglementée, domestiquée et disciplinée par des violences structurelles, symboliques et physiques. L’invisibilité sociale, culturelle et politique des femmes, ainsi que l’appropriation de leurs corps, de leurs savoirs, de leur travail et de leur temps, constituent le fondement de ce que nous devons comprendre comme la violence sexiste au sens large. Cette violence n’est ni privée, ni isolée, ni individuelle. Elle est systématique, mondiale et ancrée dans la modernité capitaliste, dont les principes structurels reposent sur les hiérarchies de genre, la colonialité et l’exploitation.

Nous, les femmes, qui luttons contre les schémas de pensée dominés par les hommes et toutes les formes de réaction masculine, et qui nous organisons afin que toutes les femmes soient organisée politiquement, savons que notre lutte collective et organisée est plus importante que jamais.

Le fondement d’une société juste pour les femmes réside dans la réactivation de formes de coexistence communautaires, égalitaires et écologiques. Pendant des siècles, la modernité patriarcale a détruit les pratiques émancipatrices par la colonisation, la capitalisation et la technocratisation. Le développement de communes égalitaires, d’économies solidaires et de structures de décision participatives est donc non seulement un objectif, mais une nécessité.

Pour nous, le 25 novembre n’est pas une journée de commémoration, mais un moment politique. Nous l’abordons avec l’énergie de l’espoir et la radicalité de la pratique féministe. Notre objectif demeure une vie libre de violence – écologiquement, socialement, politiquement, culturellement et épistémiquement.

Vive la lutte collective des femmes.

Jin, Jiyan, Azadi.

Sisters Domestic Violence

Je suis ici pour mon amie qui, après avoir survécu à une tentative de féminicide, a immédiatement fait une déposition à la police pendant plusieurs heures, puis est retournée dans son appartement ensanglanté sans recevoir le moindre soutien ni hébergement d’urgence. En effet, l’agresseur était déjà en détention provisoire.

Par conséquent, nous exigeons :

• Des modules de formation obligatoires et une formation continue pour les professionnel-les

• L’intégration de modules obligatoires sur les violences conjugales, psychologiques et sexuelles, ainsi que sur l’isolement, dans la formation initiale et la formation continue obligatoire pour les professions suivantes :

• Travail social

• Fonction publique et justice

• Éducation

• Sécurité et police

• Médecine et soins infirmiers

Je suis ici pour mon amie qui doit laisser son enfant avec l’agresseur semaine après semaine, annuler des réunions parents-professeurs et autres rendez-vous car elle ne peut rester seule dans la même pièce que lui et souffre de crises de panique qui paralysent sa vie quotidienne pendant plusieurs jours avant et après les faits.

Faute de preuves et de législation adéquate, elle ne bénéficie d’aucune protection.

Par conséquent, nous exigeons

  • Une nouvelle loi pénale qui criminalise les violences conjugales faites aux femmes – non plus fondée sur des incidents isolés que les victimes doivent péniblement prouver – mais une loi qui criminalise les mécanismes systématiques et quotidiens de contrôle et de pouvoir, notamment l’isolement, les violences psychologiques, les menaces et l’intimidation, que les auteurs de ces violences utilisent délibérément et stratégiquement.

Je suis ici pour mon amie qui, après des mois passés dans un refuge pour femmes, est retournée vivre avec son agresseur car, en tant que migrante, elle ne trouvait ni logement, ni travail, ni solution de garde d’enfants adéquate, et le refuge l’a forcée à trouver une autre solution.

Par conséquent, nous exigeons :

  • Un programme national de prise en charge des auteurs de violences, inspiré du modèle de Saint-Gall

La mise en place d’un programme obligatoire et standardisé de prise en charge des auteurs de violences par la police dans tous les cantons afin de prévenir la récidive et d’assurer une protection durable des victimes.

Je suis ici pour mon amie qui a fui vers un autre pays pour se protéger, elle et ses enfants. Vers un pays où sa situation est considérée comme plus dangereuse qu’en Suisse. Deux ans plus tard, elle est toujours hébergée dans un foyer, interdite de voir sa famille car jugée trop dangereuse, tandis que son agresseur est en liberté conditionnelle en Suisse.

Par conséquent, nous exigeons :

  • La promotion de la recherche et de l’enseignement universitaire sur les violences conjugales et sexuelles, ainsi que la création d’une base de données nationale pour l’enregistrement et l’analyse systématiques des cas (violences conjugales, violences post-séparation avec ou sans poursuites pénales parallèles, impact sur les décisions de garde, féminicides).

Je suis ici pour mon amie, qui a été violée et dont l’agresseur, après des années d’indifférence envers l’enfant, a obtenu la garde partagée. Mon amie est aujourd’hui menacée de placement en famille d’accueil si elle n’oblige pas l’enfant à se rendre aux visites prévues, alors même que l’enfant ne connaît pas son père et, surtout, qu’elle ne lui fait pas confiance.

Ces visites concernent un homme qui a commis des abus sexuels non seulement sur la mère, mais aussi sur l’enfant.

Par conséquent, nous nous opposons à :

La garde partagée comme principe par défaut dans tous les cas de violence envers les enfants et les mères, et nous exigeons le retrait des droits parentaux aux auteurs de violences conjugales.

Je suis ici pour mes enfants, mes enfants qui ont ressenti les coups, les coups de pied et la peur alors qu’ils étaient encore dans mon ventre et qui ont ensuite dû assister à bien pire.

Par conséquent, nous exigeons :

  • Que le bien-être des mère et le bien-être des enfants ne soient pas considérés séparément.

Je suis ici pour moi-même, car je veux pouvoir un jour me tenir à côté de quelqu’un qui a un couteau à la main dans la cuisine, sans être hantée par des flash-backs et la peur d’être poignardée. Pour moi-même, car je ne veux plus avoir de frayeur à chaque voiture qui ressemble à la sienne, et vérifier la plaque d’immatriculation ne change rien à ma situation. Pour moi-même, car j’ai accompli tellement de choses en seulement 21 mois. Et j’aime être la personne que je suis devenue.

Je suis ici pour moi-même, car je veux pouvoir me défendre, car je suis maintenant capable de me défendre. Par conséquent, nous exigeons :

• Une formation obligatoire de sensibilisation intégrée au service militaire obligatoire

• Une formation pour tous les conscrits sur la question des violences conjugales et sexuelles afin de renforcer la sensibilisation, la prévention et les mécanismes de protection.

Je suis ici en mon nom, au nom de toutes les victimes, au nom des enfants qui ont été et sont témoins des atrocités commises contre leurs proches, au nom de toutes les personnes assassinées, ainsi qu’au nom de leurs enfants et de leurs familles.

Ni Una Menos

2 militantes d’Offensive contre les fémincides

Premier témoignage

Vivante, mais marquée à jamais.
Debout, mais pas entière.
J’ai porté plainte en janvier 2023 parce que j’ai été tabassée à mort à mon domicile.
Je le dis clairement, sans exagération :
On a tenté de me tuer.
J’ai été frappée, humiliée, détruite. Puis laissée comme un simple déchet au sol de mon
appartement, ensanglantée.
Et aujourd’hui, ce n’est pas mon agresseur qu’on remet en question, mais moi.
Moi, la survivante.
Moi, la femme qui a osé demander de l’aide.
Moi, celle qui a dit la vérité.
Est-ce que vous comprenez ce que cela signifie ?
J’ai survécu.
J’ai fui.
J’ai trouvé la force — ou ce qu’il en restait — pour me rendre à la police.
Quand j’y suis entrée, les jambes tremblantes, le cœur en miettes, les bleus encore visibles,
j’ai dit : J’ai peur.
j’ai dit : Il m’a presque tuée.
j’ai dit : Protégez-moi.
Et on m’a posé des questions.
Sur les faits. Sur ma relation. Sur tout.
J’ai dit la vérité.
Rien de plus.
Parce que je croyais encore naïvement que la vérité protégeait.
Parce que c’est ce qu’on m’a demandé.
Et aujourd’hui, ce n’est pas lui qu’on pointe du doigt.
Pas celui qui m’a frappée, insultée, brisée, terrorisée et violentée.
C’est moi.
Moi, la survivante.
Pas parce que j’ai menti.
Pas parce que j’ai diffamé.
Parce que j’ai survécu et que j’ai dit ce que j’avais vécu.
Parce que j’ai osé en parler.
Parce que j’ai répondu à une question dans une audition officielle.
Parce que j’ai levé le voile sur ce qu’on me demande de garder dans l’ombre.
Ce qui m’arrive n’a rien d’ordinaire.
C’est un procès-bâillon.
Une tentative de me faire taire une seconde fois.
Parce que la première fois, on a essayé avec les coups, la violence.
Et maintenant, on essaie avec la loi.
Et je vous le demande, ici, à vous qui êtes là avec moi :Est-ce que vous savez ce que ça fait de penser qu’on va mourir sous les coups de quelqu’un qu’on a aimé ?
De se regarder dans le miroir et de ne plus se reconnaître ?
D’exister encore, mais comme une ombre ?
Est-ce que vous comprenez ce que ça coûte de parler ?
De revenir sur les détails ?
De revivre la scène encore et encore jusqu’à ne plus dormir ?
Je vous le dis avec tout ce qu’il me reste de force :
Je ne me tairai pas.
Parce que ce silence, c’est lui qui m’a presque tuée.
Parce que dans ce silence, d’autres femmes meurent tous les jours.
Et parce que ma voix, aussi brisée soit-elle, vaut encore bien plus que leurs mensonges.
On retourne mes mots comme une arme.
On veut faire de moi la coupable.
On veut faire de moi une leçon.
Une menace pour toutes les autres :
“Si vous parlez, vous finirez comme elle.”
Je suis un miroir.
Je montre ce que ce système fait aux survivantes comme moi.
Je suis la preuve que, même après avoir échappé à la mort, il faut encore se battre pour avoir le
droit de raconter ce qu’on a vécu.
Mais je suis debout.
Et je vous regarde, vous qui luttez à mes côtés.
Et je vous le dis ceci :
Je suis vivante.
Et si on me condamne, ce n’est pas seulement moi qu’on atteint.
On envoie un message aux autres victimes :
“Si tu survis, tais-toi. Sinon, tu payeras.”
Et ce message-là, je ne le laisserai pas passer.
Alors je vous le demande, ici, maintenant, devant vous toutes et tous :
Est-ce cela, la justice ?
Faire peur à celles qui ont survécu ?
Poursuivre celles qui ont osé demander de l’aide ?
On inverse les rôles.
La victime devient l’accusée.
Et l’agresseur devient l’offensé.
Mais ne le voyez-vous pas ?
C’est une stratégie.
Une intimidation.
Un avertissement silencieux :
“Parle, et tu payeras.”
Je suis venue chercher justice.
Et je me retrouve à devoir me justifier d’avoir survécu.Je ne suis pas ici pour fuir mes responsabilités.
Je suis ici pour refuser le silence.
Refuser l’injustice.
Refuser qu’on ajoute de l’humiliation à celles qui ont déjà été détruites.
Et je parle aussi pour toutes celles qui ne peuvent plus.
Celles qui n’ont pas survécu.
Celles qui ont eu peur de parler.
Celles qui ont été écrasées par le silence ou par des procédures faites pour les faire taire.
Parce qu’on ne condamne pas seulement moi.
On condamne toutes les survivantes.
On leur dit :
“Si tu ouvres la bouche, c’est toi qu’on pointera du doigt.”
Alors je vous le dis, les yeux dans les yeux :
Vous pouvez m’accuser, mais je ne suis pas une criminelle.
Je suis une femme qu’on a voulu faire taire.
Et je parle. Pour moi. Pour elles. Pour nous toutes.
Vous ne me ferez pas taire.
Vous ne me reprendrez pas ma voix.
Et si aujourd’hui je peux vous parler ici, debout parmi vous, c’est parce qu’il y a eu une victoire.
Le 13 octobre, après un rassemblement devant le tribunal,
après vos voix, vos présences, votre force,
j’ai été acquittée.
Acquittée.
Ce mot, pour moi, n’est pas seulement un verdict.
C’est la preuve que nous ne sommes pas seules.
C’est la preuve que se battre peut renverser ce qu’on croyait immuable.
C’est la preuve que la solidarité, la sororité, peuvent fissurer un système qui nous écrase.
Ce verdict, ce n’est pas seulement ma victoire.
C’est la vôtre.
Celle de toutes celles et ceux qui ont refusé que je sois réduite une nouvelle fois au silence.
Celle de toutes les femmes qui ont vécu la violence et qui continuent malgré tout d’avancer.
Celle de toutes celles qui n’ont pas encore la force de parler, mais qui entendent nos voix et
reprennent espoir.
Je veux remercier celles qui m’ont soutenue, accompagnée, relevée.
Celles qui ont crié avec moi, marché avec moi, veillé avec moi.
Celles qui ont osé en parler, même à voix basse, même avec peur.
Parce qu’à chaque fois qu’une femme parle, à chaque fois qu’une survivante brise le silence,
c’est toute notre chaîne qui devient plus forte.
Mon acquittement est une victoire, oui.
Mais ce n’est qu’une étape.
Parce que tant que d’autres femmes seront accusées d’avoir survécu, tant que la peur voudra nous
bâillonner,
nous continuerons de marcher, de parler, de dénoncer, de lutter.
Merci à vous.
Merci pour votre courage.
Merci de vous tenir debout avec moi.
Et je vous le promets :
tant qu’il restera une femme qu’on voudra faire taire,

je continuerai de parler.

Deuxième témoignage

Du courage il m’en a fallu pour être là aujourd’hui devant vous et oser prendre la parole.
Mais je voulais briser ce silence dans lequel je me suis murée, ce silence qui m’a conduite à nier des violences ancrées à tout jamais dans mon être.
Des violences, j’en ai connu dans mon couple, comme de nombreuses femmes malheureusement. Et quand j’ai demandé de l’aide à un psychologue pour en sortir il a installé à son tours son emprise pour m’agresser sexuellement. Il m’a fallu 4 ans pour en prendre conscience, pour sortir doucement de mon état de sidération. Et je crois qu’il me faudra plus d’une vie pour réparer la blessure qu’il a ouverte en moi. Car oui c’est ça la réalité des violences sexistes et sexuelles, c’est des vies brisées, des femmes qui garderont à jamais des blessures dont elles voudraient se délester.
Mais c’est aussi des femmes fortes qui se battent pour protéger leurs sœurs, leurs filles, leurs amies et qui veulent croire que ce monde peut changer.
Je n’arriverais pas à dire plus aujourd’hui mais je vous remercie d’être toutes là pour défendre nos vies.

Chanson de rap

Schéma de l’agresseur (traduction du bernois, non-rimée)

Tu dis qu il ne faut pas te mettre dans le schéma de l’agresseur,
comme si nous on voulait être des victimes.

Qu’est-ce que nous laissent des milliers d’années de patriarcat? 
Un trauma collectif et un état machiste.
Ils disent: “je ne suis pas raciste, j’ai des amis étrangers”
Toi tu dis: “je ne suis pas sexiste, je connais une femme”!?
Tu dis que le patriarcat n’existe plus dans ce bout du monde. Que c’est juste un peu injuste moins de sous pour le meme travail.

Tu parles d’injustice salariale.
Moi de culture du viol.

Tu parles du service militaire.
Moi de ma mère.
Et de ma soeur et mes amiex queer, qui ont toutex été harcelées.
Les agresseurs se sont échappés.

Non, nous ne sommes pas “woke”,
nous sommes en colère!

“nous sommes tous pareil…” – non plutôt pas tout à fait!

Nos corps, nos opinions, nos amours nous appartiennent!
Pas votre proprieté. Votre ère se termine!

Tu penses que j’éxagère d’écrire ce genre de texte!? Bien sûr que tu prefèrerais que nous nous taisions,
car ça punit les innocentes. 

Je te donne un coup de pied dans les couilles! C’est moins probable que pour une fois ceux qui méritent soient visés.

Je n’ai pas été crée à partir de ta côte, je t’en arrache une!
Je ne garde pas non plus ta cuisine et ta maison.

Je te donne un coup de pied dans les couilles! C’est moins probable que pour une fois ceux qui méritent soient visés.

Tu dis que l’égalité est atteinte ici, mais ce n’est que toi qui crois en ça!
Tu ne le crois que parce que ça ne te touche pas.

Aussi longtemps que blanc-cis-hetero-masculin est votre norme, nous ne sommes pas prises au serieux, sommes definies bizarres.
Quand nous nous défendons nous sommes traitées de lesbiennes de combat, de psychopathes, de perturbées, hysteriques ou infectées par la folie de genre.

Je le vis à la maison, à l’ecole, dans le train, sur le chemin du travail.

Viol et feminicides sont la pointe de l’iceberg.
Que des logiques patriarcales créent la base pour ca, tu ne l’as pas compris.

Tu ne voulais que “juste un peu regarder”!?

Nos corps, nos opinions, nos amours nous appartiennent!
Pas votre proprieté. Votre ère se termine!

Tu penses que j’éxagère d’écrire ce genre de texte!?Bien sûr que tu prefèrerais que nous nous taisions,
car ça punit les innocentes. 

Je te donne un coup de pied dans les couilles! C’est moins probable que pour une fois ceux qui le méritent soient visés.

Je n’ai pas été crée à partir de ta côte, je t’en arrache une!
Je ne garde pas non plus ta cuisine et ta maison.

Je te donne un coup de pied dans les couilles! C’est moins probable que pour une fois ceux qui le méritent soient visés.

Monstre (traduction non-rimée du bernois)

Ils te “lovebombent” bien visé, comme si tu étais une metropole en guerre.
Ils disent que c’est de l’amour vrai – et t’es juste un peu platte.
Ils veulent le meilleur pour toi, te conaissent mieux que toi-même.
Et ils t’aiment quand même – “nous avons touxtes des cadavres dans la cave”.
Ils savent ce que tu veux, parce qu’ils sont dans ta tête.
Et quand tu dis non tu voulais dire oui en vrai.
Apres ils te cassent les jambes, te reprochent que tu n’arrives pas à marcher.
Heureusement il existe lui qui peut t’aider.
Maintenant t’es à genoux et tu penses “#me too”
mais même à genoux tu as encore plus de force de caractère que lui.
Et de toute façon t’es seulement ici en bas pour ramasser ta fierté
ça n’arrive pas à toi, ça arrive qu’aux autres.
Gisele a dit que ça doit changer de camp, qu’ils aient honte!
Mais si tu regardes le monde, ça va probablement jamais arriver
dans une societé oú “victime” est une insulte
et oú des présidents disent “grab them by the pussy”

Tu regardes le mirroir et tu te demandes qui tu es
-le monstre Frankenstein
ou Nemesis
black widow
black mamba – c’est qui?
surtout sombre comme ton aura.

Tu regardes le mirroir et tu te demandes qui tu es
-le monstre Frankenstein
ou Nemesis
sur un roadtrip comme Thelma et Louise
toujours à plein gaz vers l’abîme

Non, Will Hunting, ce n’est pas ta faute, mais c’est toi qui doit vivre avec.
Tu te caches dans le trou noir, parce que ça ne passera jamais
coussin sur la tête
diagnostiquée dépressive
Tu fais la teuf, tu te bat
tu baises contre le patriarcat
Tu espères que dans l’ivresse la rage et la honte diminuent

Mais ils disent que tu es folle
prophétie autoréalisatrice:
à un moment donné tu l’es vraiment.

Et puis est venue cette lettre depuis ce bled en Emmental ou dans la région de Berne
ils examinent à la loupe, si tu as le droit de te plaindre
comme s’ils étaient tous des comissaires de télé.

Tu es une victime facile ou une “psycho-bitch”
si c’est comme ça tu l’as peut-être mérité
Tu n’as pas vraiment dit “non”
tu ne t’es pas défendue, n’est-ce pas?!
comment “protect your daughter”!?
educate your son!!

Tu regardes le mirroir et tu te demandes qui tu es
-le monstre Frankenstein
ou Nemesis
black widow
black mamba – c’est qui?
surtout sombre comme ton aura.

Tu regardes le mirroir et tu te demandes qui tu es
-le monstre Frankenstein
ou Nemesis
sur un roadtrip comme Thelma et Louise
toujours à plein gaz vers l’abîme

Comité d’organisation

Bonjour à tout le monde, ça fait du bien de vous voir ici!

Le 25 novembre est la journée internationale contre la violence patriarcale. Avec cette manifestation autonome, entre personnes TINFA*, nous voulons reprendre possession de la ville.

La violence directe qui nous entoure quotidiennement nous opprime, tente de nous éloigner de l’espace public, essaye de nous isoler, de nous faire perdre espoir et perdre nos moyens. Cette violence fait partie d’un système.

Les agresseurs font partie d’un système. Nous nous rebellons contre ce système d’oppression : bruyamment et avec rage. Nous sommes féministes, antifascistes, ensemble et à l’échelle internationale!

La manifestation est en mixite choisie sans homme cis, nous souhaitons que cette manifestation soit un espace inclusif pour toutes les personnes trans*, inter*, non-binaire, agenre et pour les femmes. Le genre d’une personne ne peut être déterminé de l’extérieur, il repose sur l’auto-définition. Nous souhaitons que toutes les personnes présentes ici soient traitées avec bienveillance.

Notre lutte est contre le patriarcat, le colonialisme et le capitalisme. Ces systèmes d`opression se renforcent mutuellement et fonctionnent comme un tout. Ils poursuivent la logique imperialiste, qui prvilégie le profit à la vie humaine, comme en Palestine ou au Soudan.

Avec la manifestation d’aujourd’hui, nous voulons opposer une perspective d’espoir à la spirale de la violence patriarcale ! Nous créons de nouveaux mondes, libres de toute domination et de toute hiérarchie arbitraire. Libres des conditions structurelles qui nous divisent et nous isolent. Libres du racisme et des hiérarchies de classe. Des mondes dans lesquels le travail du soin et de la vie quotidenne est reconnu, assumé par touxtes et rémunéré équitablement. Nous cultivons des relations dans lesquelles la bienveillance fait partie du quotidien de tout le monde ! Nous brisons les rôles de genre binaires et toutes les normes! Mettons ensemble notre imagination au défi ! Rêvons d’un monde adapté à nos besoins. Luttons avec tendresse et bienveillance pour la liberté et la justice. Nous nous appuyons sur les combats des générations précédentes et nous nous inscrivons dans la longue histoire de la résistance féministe.

Nous sommes nombreusexs et nous sommes bruyantexs ! Et nous savons qu’un autre monde est possible ! Pour une vie autonome et sûre pour touxtes. De la tristesse à la colère, de la colère à la résistance.

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Événement International

Présentation et discussion

🌈 Maja est un.e militant.e antifasciste non binaire accusé.e d’avoir participé a une confrontation avec des Nazis qui manifestaient à Budapest et risque 24 ans de prison.

Offensive contre les féminicides s’est mobilisé dans la campagne pour la libération de Maja et a envoyé une délégation à Budapest pour l’ouverture de son procès.

🌟 On vous propose de vous faire un retour de la délégation et de discuter de la responsabilité du mouvement queer féministe dans la défense des personnes criminalisées pour avoir agi contre ceux qui menacent nos existences. Car pour les personnes queer et les femmes, l’antifascisme c’est de l’autodéfense.
Liberté pour Maja!

⏰ RDV le vendredi 19.09.2025 – 18h à l’Amicale, Quai du Bas 30, Bienne

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Événement

Pride Rouge!

Le 19 juillet 2025, on était à la Pride rouge à Neuchâtel. Une manifestation forte organisée par les jeunes POP qui rassemblé plusieures centaines de personnes.

Une militante de Queerneuch a pris la parole pour parler de Maja:

Maja est une personne non-binaire, un.e militant.e antifasciste détenu.e en Hongrie depuis un an.
Maja est accusé.e d’avoir attaqué une manifestation qui rassemble chaque année des milliers de Nazis à Budapest. Arrêté.e en allemagne, Maja a été illégalement extradé.e vers la Hongrie ou iel est détenu.e depuis un an en isolement dans des conditions horrifiantes. Début juin, Maja a entamé une grève de la faim pour exiger d’être transfèré.e en Allemagne ou détenu.e en maison d’arrêt afin de briser l’isolement. Après 40 jours, alors que sa santé se dégradait dangereusement et que son rythme cardiaque descendait à 30 pulses par minutes, Maja à mis un terme à sa grève de la faim en déclarant:
“Merci à celles et ceux qui ont pris la parole, qui sont à nos côtés, à celles et ceux qui sont resté.e.s ici courageusement, à celles et ceux qui soutiennent fermement la nécessité de l’antifascisme , à celles et ceux qui soutiennent, se sacrifient jour et nuit, qui donnent et sont des références. Cette diversité est à la fois synonyme de résistance et d’utopie.”
Cette grève de la faim est un acte de résistance extrêment fort qui a donné lieu à une grande campagne avec de très nombreuses actions de solidarité. Le père de Maja a pris le relais de la résistance de son enfant en entamant une longe marche de la faim de Dresde à Budapest. La pression à forcé le ministre des affaires étrangères allemand à annoncer une visite en Hongrie pour discuter du cas de Maja.
Dans un monde ou les fascistes essaient de détruire les droits de personnes queer, de les empêcher d’exister, Maja a choisi l’action pour les empêcher de passer. Aujourd’hui pour la communauté queer, l’antifascisme c’est une question d’autodéfense!
Emprison.ée dans un pays qui criminalisse la communauté LGBTQI, Maja clame fièrement son identité queer, même si cela l’expose à encore plus de violence.


Envoyons un message aux bureaucrates allemands: si ils touchent à une personne qui porte les couleurs de l’arc en ciel, nous risposterons collectivement! C’est le moment de continuer à mettre la pression partout. La communauté queer doit prendre sa responsabilité dans la campagne pour la libération de Maja.


Alors que 200’000 personnes défilaient dans les rues de Budapest pour une pride non autorisée, le message est clair: notre fièrté est plus forte que leur répression!


On lache rien


Liberté pour Maja

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Abolish!

Contre les frontières, le profilage racial, les violences policières, le patriarcat, la justice pénale et le système discriminatoire ! Pour la construction d’alternatives émancipatrices et de soins radicaux


En mai 2025 à l’Anstadt à Berne (Sandrainstrasse 39a)

Plus d’informations et programme sur abolish.ch

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Action Événement Féminicide

Le procès concernant le féminicide de Jamila s’est poursuivi aujourd’hui à la Cour suprême de Berne

Nous avons assisté à l’audience au cours de laquelle le mari de Jamila XXX a été condamné.

L’avocat de l’accusé s’est aujourd’hui appuyé sur tous les récits sexistes pour légitimer la violence patriarcale et même pour rendre responsable la victime – elle serait une femme irascible qui laissait parfois ses enfants sans surveillance.

De plus, le crime aurait eu lieu à huis clos ne nous laissant donc que le récit de l’accusé. Le fait que les cinq enfants aient été témoins de l’acte et que d’autres habitant·e·s du camp aient signalé la violence de cet homme à la direction du camp n’est pas mentionné.

Les féminicides ne sont pas une affaire privée et nous voulons les faire passer de la sphère privée à la sphère politique. Ils sont le résultat d’un système patriarcal violent, se produisent partout et nous concernent tous.

Nous sommes en colère que les féminicides soient toujours nommés « Meurtre passionnel », nous sommes en colère et tristes que Jamila n’ait pas obtenu de protection, que les structures d’asile soient inhumaines et violentes et que les coresponsables comme la direction de l’hébergement collectif à Büren an der Aare ou la CRS ne prennent toujours pas leurs responsabilités.

Et nous sommes également pensifs sur la manière de gérer cette violence, car nous savons que les prisons et les instances punitives ne sont pas des lieux d’accueil.

L’article relatant le procès au tribunal régional:

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Événement

✊Journée internationale de lutte contre la violence patriarcale✊

❤Manifestation pour le 25 novembre❤️‍🔥

Jusqu’à présent, 18 femmes ont été assassinées en Suisse en 2024. 18 dont nous savons qu’elles ont eu lieu. Les féminicides sont minimisés et légitimés par les médias bourgeois et la justice, bien qu’une femme soit victime d’un féminicide toutes les deux semaines.

Par féminicide, nous entendons les meurtres de femmes et de jeunes filles pour des motifs misogynes.
Cela concerne également les personnes féminisées, c’est-à-dire les personnes qui sont socialement forcées dans la catégorie des femmes, bien qu’elles s’identifient à un autre sexe, par exemple comme non-binaires ou trans.

Dans le monde entier, les personnes sexisées sont chassées par les fascistes, exploitées par le capitalisme et assassinées par le racisme et le patriarcat. Ils veulent protéger les rapports de force existants et continuer à renforcer leurs privilèges.

Collectivement, nous nous organisons contre cette violence patriarcale multiple et nous nous solidarisons avec les luttes féministes dans le monde entier. Nous nommons ces injustices qui mettent notre vie en danger et nous luttons collectivement pour un monde sans masculinité toxique, sans violence sexualisée et sans féminicide.

Le 25 novembre, nous rendrons hommage aux personnes assassinées, aux survivantexs et à cellexs qui restent, sur la place Ni-Una-Menos (anciennement Helvetiaplatz) à 19h00.

La nuit sera longue ✊❤️‍🔥.

Colère collective et concentrée contre la violence patriarcale !
Nous nous voulons vivantexs !
Ni una menos !

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Manif à Bienne contre les violences patriarcales

Vous avez remarqué des paires de chaussures rouges dans les rues de Bienne? C’est un symbole utilisé a travers le monde pour commémorer les victimes de fémincides. On les a déposées avec un lien vers cet appel à manifester parce-que les féminicides ne sont pas une fatalité et qu’on veut s’organiser pour lutter ensemble contre les violences patriarcales.

Appel à manifester

Le 25 novembre est la journée internationale dédiée à la lutte contre les violences patriarcales. En Suisse, une femme est tuée toutes les deux semaines en raison de son genre. Le nombre de féminicides est sûrement plus élevé mais l’état et les médias font comme si il s’agissait de cas isolés. Pourtant les féminicides sont rendus possibles par tout un système qui normalise les discriminations et les violences sexistes. Pour les personnes sexisées, les violences patriarcales sont une réalité quotidienne épuisante. Parce que notre avis vaut moins que l’avis d’un homme cis, parce qu’on nous touche sans notre consentement, parce que la précarité menstruelle est notre réalité, parce que nos „non“ ne valent rien, parce qu’on est délégitimées si on ne répond pas aux normes de la féminité mais aussi quand on y répond „trop“, parce qu’à compétences égales nous n’avons pas les mêmes opportunités ni les mêmes salaires, parce que tout le monde a des droits sur nos corps, parce que nous n’avons pas de droits sur nos corps, parce que notre travail doit être gratuit, parce que la médecine ne se préoccupe pas de nos corps, parce qu’on est en danger quand on a des relations avec des hommes cis, parce qu’on est en danger dans l’espace public, parce que nos vies ont peu de valeur. 

Ce système patriarcal qui nous étouffe est  fortement lié au système capitaliste qui ne survit qu’en exploitant la majorité de l’humanité pour préserver les intérêts de la classe dominante. Lutter contre ce système c’est lutter aux côté des et pour toutes les personnes qui sont victimes de ces violences et d’autres violences en raison de leur origine. Comme les femmes et queers de Palestine qui subissent un génocide. Le mouvement féministe global est un moteur dans la lutte contre l’exploitation. Aujourd’hui les femmes jouent un rôle historique dans les luttes de libération au Kurdistan, au Soudan ou encore en Iran. Le pouvoir se trouve dans l’organisation collective. On a besoin de se rassembler dans la rage et dans la douceur. Le changement viendra des personnes opprimées car les dominants se confortent dans leur pouvoir et qu’ils ne peuvent et ne veulent pas voir les souffrances des autres. Notre but en tant que féministes est de mettre en lumière ce que les institutions ou groupes dominants ne veulent pas voir et de dénormaliser les violences considérées comme normales.

Rejoins-nous!

  • Le 23 nov: RDV à 12h30 à la gare de Bienne pour aller ensemble en train à la manif nationale à Berne (qui commence à 14h sur la Schützenmatte)
  • Le 25 nov: RDV à 18h30 devant la fontaine de l’Ange à Bienne pour une Marche aux flambeaux.

A propos de la marche aux flambeaux du 25 nov à Bienne

Pourquoi une manif sans hommes cis?

La mixité choisie n’est pas une fin en soi mais elle est un puissant moyen d’émancipation pour des groupes de personnes opprimées. De fait, de nombreux espaces de notre société sont accaparés par les hommes cis. On veut reprendre l’espace et se renforcer ensembles. Les hommes cis peuvent et doivent s’engager contre les violences patriarcales, ils en ont l’occasion au quotidien.

Pourquoi une manif sans demande d’autorisation?

Parce qu’on refuse de suivre les règles des institutions répressives qui protègent le patriarcat. Aller dans la rue, se rassembler, donner notre avis c’est notre droit. On prend le droit résister afin de défendre nos existences et celles de toutes les autres personnes opprimées. 

Ensemble nous avons de la force ! Come together and fight <3 avec Amour et Rage <3

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Week-end de prévention contre les violences conjugales

Les 19 & 20 octobre 2024 à la Salle Atrium à Vicques.


Une fabuleuse et poignante pièce de théâtre, exclusivement mise sur pieds par la troupe de théâtre Mask’art’ade sera présenter. Divers stands associatifs et artisanaux seront également présents, ainsi qu’une succulente restauration valaisanne.

Infos et réservations: voir sur le flyer ou dans le texte ci dessous.

Programme

Samedi 19 octobre

11h30: discours de Bienvenue de la part de l’Association Mél

13h00: initiation et démonstration d’autodéfense

16h00: conférence sur le fonctionnement, les actions et les revendications de l’Association Mél, suivie d’une conférence sur les mécanismes de la violence, présentée par M Christophe Marquis.

20h00: présentation de la pièce de théatre “Les Battantes” par la troupe Mask’Art’Ade.

Prix pour le spectacle: adultes 20.-/ enfants 5.-

Réservations: 077 538 48 20 (18-19h30)

Dimanche 20 octobre

11h00: discours de Bienvenue de la part de l’Association Mél en présence de la Châticlique

13h00: conférence sur le fonctionnement, les actions et les revendications de l’Association Mél, suivie d’une conférence sur les mécanismes de la violence, présentée par M Christophe Marquis.

Pour terminer présence de la Vicaclique

17h00: présentation de la pièce de théatre “Les Battantes” par la troupe Mask’Art’Ade

Prix pour le spectacle: adultes 20.-/ enfants 5.-

Réservations: 077 538 48 20 (18-19h30)

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Manifestation à Courfaivre

Le 31 août, rendez-vous à 16:30 au Centre de Culture et de Sport de Courfaivre pour le départ de la caravane des féminicides.
Lors de cet événement, et parce que nous ne les oublions pas, nous manifesterons contre les féminicides et en mémoire de toutes celles qui, comme Mélanie, ont péri sous les coups d’un homme.
À la fin de celle-ci, un discours sera donné par la présidente de l’association Mel, un lancer de lanternes aura lieu en hommages aux féminicides de l’année 2023 et une petite restauration sera disponible sur place, de quoi vivre tous ensemble un moment de partage et de souvenirs.
Vous êtes créatif(ve)s ? Alors à vos crayons, les banderoles, slogans, t-shirts customisés sont les bienvenus lors de cette marche, qui doit se faire remarquer !!
Nous nous réjouissons de partager ce moment avec vous toutes et tous ! ❤️

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Le 13 juin 2024 : soirée Ni Una Menos à Bâle

Le 13 juin, à partir de 19h00, une nouvelle soirée commune Ni Una Menos aura lieu au Carambolage à Bâle !

Lors de cet événement, nous parlerons des perspectives révolutionnaires du 14 juin et de l’histoire de la grève.

Il y aura à nouveau un coin bibliothèque, des snacks, des t-shirts sériegraphiés et le bar sera ouvert.
Venez donc avec vos amiexs.

Nous nous réjouissons de vous voir ! Ni Una Menos!💜